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3. DOSSIER: De la situation Cabindaise (Encerclement et isolement des indépendantistes)

 
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Cabindascope
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MessagePosté le: Dim 1 Aoû - 20:36 (2010)    Sujet du message: 3. DOSSIER: De la situation Cabindaise (Encerclement et isolement des indépendantistes) Répondre en citant
DOSSIER: De la situation Cabindaise   
 
De la situation Cabindaise, Rapport de La Commissions de Recours des Réfugiés du 24 Août 2004.   
République Française, CRR- Centre d’information géopolitique, Paris.   
Adapté par Alain FOUTI BEMBELLY, Lyon France. Avril 2009.   
 
 
Partie III.  
 
Encerclement et isolement des indépendantistes  
Après leur déroute diplomatique, les indépendantistes cabindais ont subi les conséquences d’une situation géopolitique régionale extrêmement défavorable. En effet,  en avril 1997, avec le soutien logistique du MPLA, l’AFDL a renversé par les armes le régime mobutiste, qui était le soutien le plus ancien et le plus sûr à la guérilla cabindaise, dont les bases arrières se trouvaient dans les camps de réfugiés de la province du Bas-Congo. Puis, en novembre 1997 la guerre civile au Congo s’est achevée par la victoire du Parti congolais du travail, obtenue grâce à l’intervention massive de l’armée angolaise. Les bases militaires du FDC établies au Congo ont été démantelées, et cette organisation politico-militaire a perdu le soutien du pouvoir congolais, et notamment des milices de l’UPADS. Le FLEC-R était aussi dans la ligne de mire du nouveau pouvoir pour s’être engagé avec l’UNITA aux côtés des troupes de Pascal Lissouba. Enfin, à partir d’avril 2002, date de la capitulation militaire de  l’UNITA, le gouvernement angolais a redéployé ses troupes au Cabinda.  En octobre 2002, à la suite d’une grande offensive, le quartier général du FLEC-FAC dans la région de Buco-Zau a été pris par l’armée angolaise.  
 
Confrontés à une débâcle militaire après la montée en puissance du début des années 1990 les indépendantistes cabindais ont renoué avec les enlèvements d’expatriés pour obtenir des fonds, la reconnaissance d’un Cabinda indépendant par la France et le Portugal, et un écho international. En janvier 1996 trois Sud-Africains et un ressortissant de Sao Tome et Principe, qui travaillaient dans le secteur minier, ont été enlevés par une fraction du FLEC et séquestrés pendant une semaine. En février 1997 un groupe de combattants du FLEC-FAC a kidnappé un Malais et un Philippin, employés par une entreprise forestière.  
 
 
Le FLEC-FAC les a accusés d’espionnage et a demandé aux investisseurs occidentaux de quitter le Cabinda. Dans la région de Buco-Zau le FLEC-FAC a contraint les chercheurs d’or asiatiques à se doter de laissez -passer pour circuler. Du 10 mars au 9 juin 1999 deux Français et deux Portugais, qui travaillaient dans le secteur de la construction (Bouygues), ont été séquestrés par un groupe se réclamant du FLEC. Le 24 mai 2000 trois Portugais ont été enlevés par des militants du FLEC-FAC. Ils ont été libérés les 3 avril et 12 juin 2001. Le 9 mars 2001 cinq Portugais, salariés de Bouygues, ont été kidnappés par le FLEC-R, et relâchés le 12 mai 2001. Cependant, au plan diplomatique, le  Comité de négociation pour la recherche de la paix au Cabinda (CNRPC), qui prétend représenter toutes les fractions du FLEC, dénonce les rapts et les demandes de rançon. Cette contradiction tend à discréditer davantage les organisations indépendantistes. En outre, le CNRPC est présidé par le colonel Jean Da Costa, ancien dirigeant d’une milice présidentielle congolaise en 1993-94, et frère de Claude Antoine Da Costa, ancien Premier ministre de Pascal Lissouba, et ancien responsable des FLEC-FAC.  
 
 
L’implantation des groupes de guérilla au Cabinda en 1995-1996  
 
 
Lors de l’offensive de 1997 suivant l’échec des négociations de paix, puis pendant celle intervenue après le redéploiement des troupes de l’armée angolaise en mai 2002, des dizaines de villageois, dont des femmes et des enfants, ont été violentés, torturés et exécutés par des militaires angolais. Souvent sous l’empire de l’alcool ou de la drogue, ces soldats ont aussi à plusieurs reprises commis des massacres sur les places publiques, et pillé les marchés et les demeures des villageois.  Ces violations massives des droits de l’homme ont été perpétrés surtout dans les zones septentrionales du Cabinda, dans les localités proches des forêts du Mayombe, où circulent les guérilleros.  
 
Elles ont été rapportées par les Eglises catholique et évangéliques, dont de nombreux fidèles ont été exécutés, et aussi par les réfugiés, qui se comptent par dizaines de milliers dans les pays voisins.  Dans les villes de la côte, en particulier à Cabinda, la Police d’intervention rapide (PIR) et les militaires organisent régulièrement des rafles parmi les jeunes gens , pendant des meetings politiques, comme celui du CNC du pasteur Wako, en 1995, des commémorations, comme celle du traité de Simulambuco le 1er février 1998, ou simplement à la sortie des écoles pour les racketter ou les enrôler de force dans l’armée. Les journalistes ayant évoqué la résolution de la crise ont été soumis à des restrictions de circulation et menacés de mort.  
 
La presse reste étroitement censurée, à la différence des autres provinces angolaises. Les prêtres sont sous surveillance de la police, et l’évêque de Cabinda, Mgr Paulino Madeca, a été soumis à des restrictions de déplacement et placé sous surveillance, après avoir demandé un dialogue entre les belligérants lors d’un voyage au Portugal. Le 20 mars 2004 il a déclaré à Luanda : «  Des villages entiers sont en train d’être décimés, car leurs habitants fuient par crainte de mourir ».  
 
Dans une moindre mesure, les guérilleros sont au ssi responsables d’exécutions de civils accusés de collaboration avec l’armée. En dépit d’un manque manifeste de structuration de la guérilla et de la répression massive dans les zones rurales, des bandes armées restent actives dans la forêt dense du Cabinda. Le conflit semble dans l’impasse, car le gouvernement angolais propose un référendum national sur l’avenir du territoire, alors que les indépendantistes réclament un référendum uniquement au Cabinda.  La solution militaire reste l’hypothèse la plus envisageable pour le gouvernement angolais face à des groupes épars et isolés.  
 
Sur le terrain diplomatique le message cabindais est devenu inaudible.  Ayant perdu leurs soutiens régionaux, les indépendantistes recherchent désespérément de nouveaux alliés. En juillet 1997 les FLEC-FAC ont réussi à intégrer l’Organisation des peuples et nations non représentés (UNPO), aux côtés de Taïwan et des lamaïstes tibétains. En 1998 cette organisation, prise en tenailles entre l’AFDL, le PCT et le MPLA, s’est rapprochée du Rassemblement Congolais pour la démocratie (RCD), qui contrôlait les territoires orientaux de la République démocratique du Congo (RDC) avec le soutien du Rwanda et de l’Ouganda. En décembre 1996 à Drachten en Belgique un exilé cabindais, Benicio Mavoungou , ancien membre du groupe de Jean Kay, s’est autoproclamé président du Cabinda, et a constitué un gouvernement en exil à Vilvoorde, dirigé par Luis Antonio Lopes, ex-représentant du FLEC-FAC à Paris.  
 
 
Puis, ce dernier s’est à son tour autoproclamé président du Cabinda et a fondé une nouvelle organisation politique, le Front de libération de l’Etat du Cabinda (FLEC), dépourvue de groupe militaire au Cabinda. Cette organisation, qui a ouvert un bureau en France à Brie-Comte-Robert, délivre des passeports et des cartes d’identité Cabindais, sans valeur légale.  Chacune des organisations indépendantistes est dotée de son propre drapeau Cabindais aux iconographies très différentes8,  et a constitué un gouvernement en exil6,  
 
 
En avril 1999 à Cabinda une manifestation de plusieurs centaines de mères de jeunes soldats enrôlés de force a été violemment dispersée par la police, qui a interpellé quatre organisateurs présumés. Ces arrestations ont suscité une autre manifestation, qui a été réprimée à coups de fouet par la police. (Infocatho, agence Misna).  
 
Cette partie est en cours de mise à jour (coming soon)  
 
 

 

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