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2. DOSSIER: De la situation Cabindaise (Partie II: L’indépendance introuvable )

 
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Cabindascope
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MessagePosté le: Dim 1 Aoû - 20:25 (2010)    Sujet du message: 2. DOSSIER: De la situation Cabindaise (Partie II: L’indépendance introuvable ) Répondre en citant
DOSSIER: De la situation Cabindaise - Partie II   
 
De la situation Cabindaise, Rapport de La Commissions de Recours des Réfugiés du 24 Août 2004   
République Française, CRR- Centre d’information géopolitique, Paris.   
Adapté par Alain FOUTI BEMBELLY, Lyon France. Avril 2009.   
 


   
 
PARTIE II. L’indépendance introuvable    
 
1/ La cause indépendantiste victime de la  » guerre froide  »   
 
Parallèlement à la vague de décolonisation en Afrique sont apparus des mouvements indépendantistes au Cabinda. En 1959 trois organisations ont été créées dans les Congo belge et français :   
 
le Mouvement pour la libération de l’enclave du Cabinda (MLEC) à Léopoldville, le Comité d’action d’union nationale cabindaise (CAUNC) à Brazzaville et l’Alliance du Mayombe (ALIAMA, du nom du massif forestier septentrional du Cabinda) à Pointe-Noire.   
 
En 1961 une organisation politico-militaire, dirigée par Alexandre Taty, le  Mouvement de lutte pour l’indépendance du Cabinda (MLIC), est entrée en conflit avec l’armée portugaise sur le territoire du Cabinda. L’abbé Fulbert Youlou, président du Congo-Brazzaville, soutenait la revendication d’indépendance du Cabinda, et a facilité la présence des indépendantistes cabindais dans son pays.   
 
En 1963 les trois mouvements politiques indépendantistes ont fusionné pour fonder le Front de libération de l’enclave du Cabinda (FLEC), basé à Pointe-Noire et dirigé par  Luis d e Gonzaga Ranque Franque , d’ethnie woyo, le président du MLEC.   
 
Cependant, la situation politique est devenue complexe du fait de la «  guerre froide ». Les groupes indépendantistes angolais se sont divisés entre pro-soviétiques, regroupés dans le MPLA, et pro-américains, répartis entre le FNLA et l’UNITA (soutenu aussi par la Chine maoïste). Le MLIC s’est intégré au FNLA, et le FLEC a été chassé du Congo en 1963 par la junte militaire marxiste-léniniste parvenue au pouvoir et favorable au MPLA.   
 
En 1965, 200 soldats cubains ont débarqué à Pointe-Noire pour soutenir les incursions des guérilleros du MPLA au Cabinda, avec le soutien logistique de l’URSS, et l’approbation de l’OUA. Le FNLA ayant aussi décidé de faire du Cabinda une province de l’Angola indépendant, les troupes du MLIC se sont retirées du commandement unifié en 1965. En 1967 un gouvernement cabindais en exil a été formé par le FLEC à Tshela en République démocratique du Congo (Appelée Zaïre de 1971 à 1997), alors que  Henriques Tiago N’Zita, d’ethnie lindi et ancien dirigeant du CAUNC, fondait le Comité révolutionnaire Cabindais (CRC) à Pointe-Noire.   
 
En 1969 Marien N’Gouabi, le nouveau chef d’Etat du Congo, a décidé de soutenir à la fois le MPLA, en raison de son obédience marxiste- léniniste, et le FLEC, pour des raisons géostratégiques. En 1972 une partie des cadres Cabindais du MPLA, sous la houlette du commandant Bissafi, a rejoint le FLEC, après le meurtre de l’écrivain cabindais Nicolau Gomes Spencer, un des principaux dirigeants du MPLA, qui avait voulu changer le nom de cette organisation en MPLAC (le «  C » faisant référence au Cabinda). Il a été remplacé au Bureau politique par un autre Cabindais, Maria Pedro Tonha dit Pédalé, qui avait participé à son assassinat. Le FLEC a été transformé par ces nouveaux militants aguerris en véritable organisation de guérilla, mais a pris aussi un cours politique résolument hostile au MPLA.   
 
Après la chute du régime fasciste au Portugal, le Cabinda est devenu le théâtre d’une compétition entre toutes les organisations nationalistes cabindaises et angolaises, poussées par les services secrets des grandes puissances. Le 30 juin 1974 des membres du FLEC, rentrés d’exil du Zaïre, ont ouvert une représentation à Cabinda. Puis, des guérilleros du FLEC, encadrés par des mercenaires français et des anciens militaires de l’armée coloniale portugaise, ont occupé la ville de Cabinda. Le 10 août 1974 le gouvernement congolais a dépêché à Cabinda une troupe commandée par José Auguste Tchioufou, directeur-adjoint d’Elf-Congo, responsable d’une fraction du FLEC installée à Pointe-Noire, dite  « FLEC Rouge ». Il a été accueilli triomphalement et s’est autoproclamé président du Cabinda. Mais, il a été rejeté par la population cabindaise en raison de son refus de s’exprimer autrement qu’en langue française, qu’il avait choisie comme langue officielle du Cabinda. Victime de l’hostilité générale, il s’est enfui en France. Henriques Tiago N’Zita, qui s’était arrogé le titre de président du FLEC avec le soutien de la CIA, est entré au Cabinda avec une unité militaire, qui a massacré des colons portugais. Entre-temps, le président historique du FLEC, Luis de Gonzaga Ranque Franque, soutenu par le Zaïre et le Gabon, et établi à Kinshasa, négociait l’indépendance avec le Portugal.   
 
En novembre 1974 les troupes du MPLA ont occupé le Cabinda, et en ont chassé le FLEC et les mercenaires français, dirigés par Jean Kay (Après son aventure congolaise, Jean Kay a rejoint les Phalanges libanaises).   
 
Ces indépendantistes se sont repliés à Massabi, ville frontalière au Congo, avec deux cents prisonniers, dont 17 officiers portugais. L’armée congolaise est intervenue pour relâcher ces prisonniers et a arrêté Jean Kay, qui a été expulsé vers la France après trois mois de détention. L’occupation du Cabinda par les communistes angolais a été suivie d’une politique de terreur massive menée par les militaires, la police et les agents de la Direction de l’information et de la sécurité angolaise (DISA). Pour empêcher l’implantation du FLEC au Cabinda, de nombreux villages ont été dévastés et des opposants à cette annexion ont été déportés au camp de concentration de Bentiana, situé dans la province de Namibe au sud de l’Angola. Le MPLA a incité des jeunes Angolais à s’installer au Cabinda, tandis que des vagues de réfugiés étaient accueillies dans des camps au Congo et au Zaïre.   
 
En janvier 1975 le président du Congo, Marien N’Gouabi, s’est déclaré favorable au courant indépendantiste Cabindais du MPLA, appelé  Revolta Activa, et a relancé les activités politiques du  « FLEC Rouge ». Sous l’influence de la Chambre de commerce de Pointe-Noire, Alfred Raoul, ancien président de la République (novembre-décembre 1968) et ex-Premier ministre (décembre 1968-décembre 1971) du Congo, a été placé à la tête de ce parti. Les troupes du «  FLEC Rouge » ont été entraînées par le  colonel Jean Da Costa, demi- frère d’Alfred Raoul. L’Association France-Cabinda, sise à Paris, est issue de cette mouvance.   
 
Le 1er août 1975 Luis de Gonzaga Ranque Franque, président historique du FLEC, a proclamé l’indépendance du Cabinda lors du sommet de l’OUA à Kampala, alors que son rival, Henriques Tiago N’Zita, annonçait à Paris la constitution d’un gouvernement Cabindais en exil. Le 2 novembre 1975 trois colonnes de guérilleros du FLEC, encadrées par John Stockwell de la CIA et assistées par Bob Denard et ses mercenaires, ont pénétré au Cabinda par le Zaïre. Devant cette offensive le MPLA s’est replié sur la capitale et les installations pétrolières. L’assaut de la capitale par le FLEC ayant échoué et à la suite de lourdes pertes humaines, les indépendantistes se sont repliés à l’intérieur du  pays. Cette offensive appuyée ouvertement par la CIA et les mercenaires français a entraîné l’interdiction des organisations de la cause indépendantiste cabindaise au Congo, cataloguée comme  « mouvement réactionnaire » par les autorités. Alfred Raoul, l’ex-dirigeant du « FLEC Rouge » sabordé, a été nommé ambassadeur du Congo en Belgique. Des milliers de soldats cubains et du matériel soviétique ont été débarqués à Pointe-Noire pour soutenir le MPLA. De 1978 à 1983 le gouvernement congolais a interné plusieurs centaines de nationalistes Cabindais à Pointe-Noire.   
 
   
 
2/ Le mouvement indépendantiste dans l’impasse   
 
 Après sa défaite de novembre 1975 le FLEC s’est scindé en plusieurs fractions antagonistes, et la coupure entre les branches politique et militaire s’est accentuée. En  1977 des cadres du FLEC, qui accusaient d’incompétence et de despotisme Henriques Tiago N’Zita en exil à Paris, ont formé une nouvelle organisation politico-militaire, le  Commandement militaire de libération du Cabinda (CMLC), dirigé par Marcelino Luemba Tubi. Les membres du FLEC N’Zita, appelé aussi FLEC-Forces armées cabindaises (FLEC-FAC), et cette nouvelle organisation se sont entretué. A Brazzaville, au Congo, des Cabindais autour de Ranque Franque et Charles Bembelly s’activaient pour des actions politiques concertées. Le lieu de ralliement était à Poto-Poto, plus précisement au sein du Collège Tchimpa Vita pour les réunions du FLEC.   
 
Sur le plan politique, le CMLC a mis en avant Francisco Xavier Lubota, nommé Premier ministre en exil du FLEC-Franque, puis l’ont désigné en 1979 comme chef militaire. Cependant, Francisco Xavier Lubota a commencé à se comporter en despote, en instaurant le culte de sa personne et en s’entourant de membres de son ethnie, les Yombi. Puis, il s’est lié avec la  secte Moon, qui lui a apporté un appui logistique en armes, vivres et instructeurs militaires, parce que le FLEC luttait contre un Etat communiste. Francisco Xavier Lubota a ensuite créé sa propre organisation, le  Mouvement populaire de libération du Cabinda (MPLC).   
 
En 1983, sous l’impulsion de dissidents des organisations existantes, une nouvelle fraction du FLEC, le groupe «  Position militaire », est apparue dans le camp de réfugiés de Kimbianga au Zaïre. En 1990 ce groupe, dirigé par José Tiburcio Zinga Luemba, a pris le nom de  FLEC-Rénové (FLEC-R), et a ouvert des représentations à Kinshasa et à Brazzaville. De son côté, le FLEC-FAC a subi la scission d’un groupe intitulé Front pour la libération nationale de l’enclave du Cabinda (FLNEC). Entre-temps, Francisco Xavier Lubota, victime d’un accident, mettait fin provisoirement à ses activités politiques. Enfin, l’UNITA avait constitué une unité de combat cabindaise, l’UNIFLEC, soutenu par l’aide logistique sud-africaine.  Dans les années 1980 la lutte armée était donc partagée par quatre organisations militaires indépendantistes, qui se sont affronté les unes aux autres, autant qu’aux troupes angolaises et cubaines.   
 
Au début des années 1990 les grandes puissances, qui tissaient des liens avec le régime angolais en voie de démocratisation et en vue du partage des champs pétrolifères, ont commencé à abandonner les guérilleros Cabindais à leur sort. En outre, en 1991 les soldats cubains ont quitté l’Angola, et les militaires sud-africains la Namibie.  Les mouvements armés cabindais ont changé leur tactique pour obtenir des fonds et ont commencé à prendre des otages parmi les étrangers salariés des grandes entreprises Cabinda.   
 
A la suite de ces rapts les indépendantistes ont attiré l’attention de la presse internationale sur les drames du Cabinda, et en même temps, ils réclamaient des rançons aux Etats dont les otages étaient ressortissants, ou à leurs employeurs. Le 19 octobre 1990 le FLEC-R a kidnappé un employé de Chevron, et a obtenu en échange une aide matérielle de la part de cette entreprise. Le 5 juillet 1992 trois employés de l’entreprise  Mota ont subi un nouveau rapt organisé par des militants du FLEC-R. Le 2 janvier 1994 le FLEC-R a attaqué à l’arme lourde les installations du terminal pétrolier de Malongo.   
Le 29 août 1994, après une offensive difficile, l’armée angolaise a repris au FLEC-FAC la ville de Belize. Le 29 novembre 1994 le FLEC-R a enlevé deux expatriés polonais. En raison de la précarité de la situation des forces gouvernementales et des menaces pesant sur l’exploitation pétrolière, gazière, forestière et minière, le ministre angolais de la Défense, d’origine cabindaise, le général Maria Pedro Tonha, a alors entamé des négociations politiques avec le FLEC-R, ouvrant une période de rencontres entre le gouvernement angolais et les indépendantistes cabindais.   
 
Combattants indépendantistes Cabindais   
 
Ces négociations n’ont pas abouti en raison, d’une part, des divisions dans le camp indépendantiste, et d’autre part, des violentes luttes de tendances dans l’appareil militaire angolais. Par ailleurs, à la suite des conférences nationales souveraines de 1990 et 1991 au Congo et au Zaïre, la multiplication exponentielle des partis politiques ont influencé la structure de la cause indépendantiste cabindaise. A cette époque  les organisations indépendantistes étaient légion, mais la représentativité de la plupart d’entre elles était douteuse :    
 
-  le «  FLEC originel » ou  FLEC-O, créé en 1963 et depuis dirigé par  Luis de Gonzaga Ranque Franque , d’ethnie woyo, président autoproclamé du Cabinda, en exil au Canada depuis 1977;    
 
-  le  FLEC-FAC ou «  FLEC noir  », dirigé par  Henriques Tiago N’Zita, d’ethnie lindi, autre président autoproclamé du Cabinda, en exil à Paris depuis 1991 et proche du groupe pétrolier Elf et du Parti congolais du travail (PCT) de Sassou N’Guesso; au plan militaire il est secondé par Estanislau Miguel Bomba; -  le  Front pour la libération nationale de l’enclave du Cabinda  – Mouvement armé.   
 
-  (FLNEC-MA), scission du FLEC-FAC de 1990, dirigé par Bonifacio Zanga Mambo;   
- le  FLEC-Rénové ou  FLEC-R, créé en 1990, dirigé par  José Tiburcio Zinga Luemba (remplacé en 1997 par Antonio Bento Bembé )   
-  le « FLEC-Conseil suprême de coordination » (FLEC-CSC), créé en 1991 au Portugal, dirigé par Francisco de Assis Peso Bambi, proche de la CIA et des entreprises françaises non pétrolières;   
-  le « FLEC démocratique  », créé en 1992, dirigé par Yumba-da-Tshibuka, et son groupe armé, les Forces armées nationales de Cabinda (FANCA), aux activités inconnues   
-  le Forum démocratique Cabindais (FDC), fondé avec l’aide de l’UNITA et de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UPADS) du Président congolais Pascal Lissouba, dirigé par Norbert Itoula, d’ethnie yombo, groupe disparu depuis 1997   
-  le Mouvement pour le rassemblement du peuple cabindais (MRPC), scission du FDC, et dirigé par Francisco Xavier Lubota, d’ethnie yombi   
-  l’Alliance du Mayombe  (ALIAMA), fondée en 1959, dirigée par  Antonio Eduardo Sozinho Zau, d’ethnie yombi   
-  l’Union nationale pour la libération du Cabinda (UNLC) ou  FLEC-Union, dirigée par Luis Carneiro Gimby   
-  le Mouvement de résistance pour l’indépendance totale du Cabinda (MRITC), dirigé par João Massanga   
-  l’Union nationale pour la libération de l’enclave du Cabinda (UNALEC), formée en 1985 par des dissidents du MRITC, dirigée par Bernardo Conde , d’ethnie yombi;   
-  le Comité communiste du Cabinda (CCC), issu d’une scission du FLEC en 1988, dirigé par Kaya Mohamed Yay et Geraldo Pedro;   
-  le Rassemblement pour la démocratie au Cabinda (RPDC), de Nestor Minga, d’ethnie woyo;   
-  le  Comité des nationalistes cabindais (CNC), prônant la non -violence, dirigé par le pasteur Alfonso Justino Wako;   
-  le Comité pour l’indépendance de Cabinda, dirigé par Belchior Taty;   
-  le Mouvement national cabindais (MNC);   
-  le Mouvement pour  la libération du Cabinda (MOLICA);   
-  le Mouvement populaire de libération du Cabinda (MPLC);   
-  le  Rassemblement démocratique du peuple cabindais  (RDPC), dirigé par Nestor Salomão;   
 - l’Union démocratique du Cabinda (UDC), dirigée par Joana Fernanda Saco.   
- Ajoutons à ces mouvements, l’action d’une nouvelle génération d’étudiants Cabindais à Paris, début des années 90 (Joachim Kouango, Alain Fouti Bembelly, Tshissambou, Rodrigues Mingas, Roland Mouendo Bembelly). L’action entreprise était une sensibilisation des médias sur la situation du Cabinda –Article dans Jeune-Afrique, dans la Presse Française, en plus d’une publication mensuelle : ‘’ Mémoire d’un Cabindais en exil’’, ‘‘Cabindascopie’’. Autour du CAARC (Comité d’Action et Aide aux Réfugiés Cabindais) de Joseph Batila, ils contribuent  depuis à la lutte d’information sur la situation du Cabinda.   
 
Une alliance de ces organisations a été constituée pour négocier avec le gouvernement angolais en 1995. Il s’agissait du  Forum des nationalistes cabindais (FONAC), auquel participaient le FLEC-originel, le FLEC-R, le FDC, l’UNLC, le MRITC et le RPDC. Le 22 juillet 1995 au cours des négociations le général Maria Pedro Tonha a été empoisonné par les services secrets angolais, et remplacé par Santana André Pitra dit Petroff, ministre de l’Intérieur. La première rencontre officielle entre le FLEC-R et les autorités angolaises a eu lieu les 7 et 8 juin 1995 au Mont Etjo en Namibie, suivie d’une deuxième rencontre le 8 août 1995 à Midgard Lodge en Namibie, aboutissant à une trêve de quatre mois. Pendant cette trêve le commandant militaire du Cabinda, le général José Pedro, a été assassiné par les services secrets angolais à la suite de son refus de mener une attaque surprise contre le  FLEC-R. Il a été remplacé par un belliciste, le général Mendès.   
 
En janvier 1996 deux nouvelles rencontres ont eu lieu entre le FLEC-R et les autorités angolaises. Les autorités angolaises ont déclaré au FLEC-R qu’elles étaient prêtes à accorder l’autonomie au Cabinda, ce que la FONAC voulaient bien accepter. Mais,  la FONAC refusait la portion minime de la rente pétrolière proposée à un Cabinda autonome . Puis en avril 1996 au Gabon les autorités angolaises ont commencé à négocier séparément avec le FLEC-FAC, qui exigeait l’arrêt des négociations avec ses rivaux, accusés de brader l’indépendance du Cabinda. Prétextant cette cacophonie et manipulant les divisions du camp indépendantiste, les autorités angolaises ont repris l’offensive contre les guérilleros cabindais, d’autant que des centaines de combattants de l’UNITA s’étaient déployés dans les forêts du Mayombe à la faveur du cessez – le- feu. En mai 1996 l’armée angolaise a lancé une offensive dans la région de Necuto, et a mitraillé la foule à Povo Grande en représailles au meurtre d’un policier. En juillet 1996 le FLEC-FAC a décidé de rompre les négociations. Le 21 août 1996 le FLEC-FAC, le FLEC-R et le FDC se sont rencontrés à Brazzaville pour tenter en vain de s’entendre sur une plate-forme commune. En janvier 1997 l’armée angolaise a repris l’offensive et bombardé massivement les villages des zones de conflit.   
 
   
 
 

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